Visite chez Relief d’Andrus Ansip, Vice-Président de l’Union Européenne en charge du numérique

Visite Andrus Ansip VP Union Européenne en charge du numérique à Relief pour parler intelligence artificielle

Après avoir rencontré Tom Enders pour Airbus le matin, puis poursuivi sa visite avec les équipes du Laas autour du projet ANITI, Andrus Ansip ancien premier Ministre d’Estonie et Vice Président de l’Union Européenne en charge du numérique, rencontrait Benjamin Böhle-Roitelet et la startup Relief dans ses nouveaux locaux sur Labège.

 

Quelques jours après les retours enthousiastes de Mounir Mahjoubi à propos de Relief lors de sa récente venue sur Toulouse, c’était donc au tour d’Andrus Ansip de tester la solution beta de Relief (l’ouverture officielle étant prévue pour mai 2019).

 

A travers Relief c’est avant tout la démonstration concrète que l’IA et le machine Learning peuvent être utilisés – ici dans le domaine de l’assurance – pour construire des services éthiques et respectueux. La suite de la présentation aura permis un échange autour de différents sujets comme l’intelligence artificielle et l’éthique, la digitalisation des métiers de l’assurance, les startups, et ce que l’Europe peut faire pour les aider.

 

Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie, évoquant le sujet de la reconnaissance vocale et des assistants numériques a insisté sur la nécessité de participer à de tels enjeux tout en s’assurant du respect et des droits des usagers vis à vis de leurs données. Autant de thèmes sur lesquels se positionne Relief, qu’il s’agisse d’inclusion digitale, de protection des données personnelles et de défense du citoyen au travers de la protection de son pouvoir d’achat.

 

Les métiers réglementés de Courtier d’assurance et de Courtier en opérations de banque et en services de paiement pour lesquels Relief est accrédité, obligent le service Relief à répondre à des réglementations strictes telles la Directive de Distribution d’Assurance (DDA mise en place par l’Europe depuis octobre 2018)

 

Benjamin Böhle-Roitelet, CEO de Relief tirant les enseignements de cette directive, propose ainsi de s’inspirer de la DDA pour amener plus d’éthique dans le domaine de l’IA et plus largement des services digitaux, en soulignant en particulier l’intérêt pour le citoyen d’être informé des modèles économiques des services qu’ils utilisent;

 

“Nous entendons trop souvent, si c’est gratuit, c’est que c’est vous le produit; la DDA demande aux acteurs du courtage une transparence de leur modèle économique, amener une contrainte proche aux services du monde digital apporterait une vraie clarté d’information au consommateur et une vraie valeur ajoutée pour ce dernier”

 

“Le RGPD est une avancée, nous pouvons aller plus loin”

 

“savoir que les bons plans proposés par tel ou tel site sont du placement produit ou que votre thermostat connecté est financé par des fournisseurs d’énergie tiers, est important pour le consommateur”

 

C’est un dossier à suivre et un sujet à propos, puisque comme l’a confirmé Andrus Ansip, de premières guidelines européennes IA & Éthiques sont en travaux, et seront présentées dans une première version en avril.

D’autres pays tels les Etats-Unis, la Chine et le Japon y travaillent aussi, parfois avec des orientations différentes.

L’Europe a ainsi une vraie carte à jouer.

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Maya

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Community Manager, Rédactrice

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